Des incubateurs engagés dans l’énergie verte

Les accélérateurs de startup, plus communément appelés incubateurs, ont connu une forte popularité depuis plusieurs années, au fur et à mesure que la notion de startup s’est démocratisée. Ceux-ci consistent en un accompagnement personnalisé de jeunes entrepreneurs (attention: ici “jeune” signifie “novice” ou “inexpérimenté”, car il n’y a pas d’âge pour entreprendre !) dans le but de les aider à prendre leur envol. Les incubateurs peuvent ainsi apporter un soutien financier, des conseils, un carnet d’adresse, des locaux, ou tout cela à la fois aux jeunes pousses.

 

Cependant, avec l’engouement récent pour tout ce qui touche à l’entrepreneuriat en France, tout le monde ne peut pas bénéficier de l’accompagnement d’un incubateur. Les heureux sélectionnés pour suivre cette aventure sont souvent issus de concours de projets organisés par de grands groupes ou lors de startup weekends et autres réjouissances compétitives sur des thèmes précis. Les sujets sélectionnés sont liés à l’actualité et aux enjeux de demain, pourvu que ceux-ci soient un minimum “bankable”.

 

Dans le domaine des incubateurs, nous ne pouvons que nous féliciter de la tournure que prennent les événements depuis maintenant deux ou trois ans. Entre l’augmentation du nombre d’incubateurs disponibles au sein des établissements d’études supérieures, les regroupements universitaires mettant leurs compétences en commun (avec l’université Paris-Saclay par exemple), ainsi que l’intérêt que porte le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire sur ce sujet, l’avenir semble prometteur. En effet, alors que les capacités d’incubation de projets augmentent et que la popularité de l’entrepreneuriat s’intensifie, le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire a inauguré une série d”incubateurs sur la thématique de la Green Technologie (à l’instar de l’incubateur des Ponts et Chaussées), c’est-à-dire l’ensemble des techniques visant à promouvoir des innovations respectueuses de l’environnement.

 

De cette manière, l’accent est mis sur la volonté d’investir dans de nouveaux projets entrepreneuriaux qui feront les grandes entreprises de demain, tout en développant une volonté d’innover dans les énergies renouvelables, avec des processus propres et respectueux de l’environnement.

Il est de mon avis que les nouveaux modes de fonctionnement des entreprises vont encore améliorer ce phénomène. Alors que les grands groupes historiques se sont développés en creusant chacun leur chemin de leur côté, dans une optique de lutte concurrentielle poussée, il semblerait qu’on se dirige progressivement vers un management d’entreprise plus souple et ouvert. Il se pourrait bien qu’on assiste à un développement de startups “en grappe”, formant un écosystème soudé et non éparse. De cette manière, nous pouvons imaginer que tous les projets incubés aujourd’hui et travaillant sur la Green Technologie formeront d’ici quelques années un maillage d’entreprises puissant, qui entraînera indubitablement dans son sillage d’autres innovations respectueuses de l’environnement.

 

Un pari à moyen-terme donc, qui pourrait bien propulser la France en tête du secteur de la Green Technologie à l’échelle internationale (ce qui représente également une aubaine économique, alors que demander de plus ?).